31 août 2006
L'accident
Titre : RN
1137
Rating : M
(oui il y aura un lemon, mais pas pour tout de suite)
Ad : Bien qu’un peu médical sur le début, la suite devrait être moins technique et laisser plus de place à la romance…
L’Accident
La scène se déroula sous les yeux ahuris d’Olivier. Ce dernier se rangea rapidement sur le bas côté et sortit de sa voiture, laissant Jeanne s’égosiller au bout du fil.
Arrivant à proximité du véhicule rouge il eut un avant goût de ce qui allait l’attendre. Même s’il savait que les accidents les plus impressionnants n’étaient pas spécialement les plus graves (les voitures sont prévues pour plier et absorber ainsi un maximum d’énergie cinétique), il se doutait que malheureusement, cette fois ci, ça ne serait pas le cas. En effet, en approchant de la victime, il vit que celle-ci avait le visage en sang, l’épaule droite était certainement luxée vu sa position peu orthodoxe et le fémur droit était cassé. Une fracture ouverte. Pas bon ça. Il craignait que l’artère fémorale soit touchée. Et là, franchement, il se voyait pas faire une compression de 20 minutes dans une voiture. Mais ce qu’il constata fut encore pire : la victime ne respirait pas et son pouls n’était plus perceptible… « Oh mon dieu non Tout sauf ça !!! » hurla t il.
Bien qu’un peu pantois dans un
premier temps, il reprit rapidement ses esprits. Il n’allait tout de même pas
condamner ce jeune homme à une mort certaine. Il ne se le pardonnerait jamais.
Il alpagua le jeune cyclomotoriste resté en arrière pour lui demander de venir
l’aider à sortir le corps sans vie de Sébastien. Il lui expliqua rapidement la
situation, lui demanda s’il connaissait les gestes de premier secours.
Heureusement, ce fut le cas, même si l’adolescent reconnu n’avoir jamais eu à
les pratiquer jusqu’à présent. Olivier lui confia donc les missions suivantes.
Appeler les secours en n’oubliant aucun point important. Il devait penser à se
présenter, se localiser et donner son numéro d’appel. Il devait également
explique la situation (ici une accident de la voie publique, véhicule contre un
arbre), déterminer le nombre de victime (une seule), son état (une personne en
arrêt cardio-respiratoire avec diverse fractures et une possibilité de
dissection de l’artère fémorale) et enfin expliquer les soins pratiqués
(mobilisation de la victime, massage cardiaque, ventilation.) Olivier lui
demanda également d’aller chercher le triangle signalétique situé dans le
coffre de sa voiture, de revêtir la veste réfléchissante et d’aller le poster
au moins 100 mètres
Le jeune interne dut masser Sébastien pendant près de 2 minutes avant de voir réapparaître un pouls. Certes peu perceptible, mais un pouls tout de même. Par contre, pour ce qui était de la respiration, là ce n’était pas gagné. Il était toujours en train de pratiquer la respiration artificielle (le bouche à bouche quoi) lorsque les pompiers, suivis de près par les gendarmes débarquèrent sur le lieu de l’accident. Olivier mit quelques minutes avant de réaliser qu’il connaissait le médecin du SMUR. C’était un collègue d’internat. Ils allaient transporter la victime au CHU de Nantes. Il était prié de bien vouloir les suivre.
A peine arrivé à l’hôpital, Sébastien, toujours inconscient fut rapidement examiné et partit en direction du scanner, afin d’y réaliser diverses investigations.
Au bilan :
- un bassin en vrac qui allait demander pas mal de temps aux chirurgiens orthopédistes.
- un léger tassement de L4[1] (donc pas d’atteinte de la moelle épinière) qui serait réduit par le port d’un corset
- un fémur cassé en 3 morceaux mais sans lésion de l’artère fémorale.
- Par contre, nettement moins réjouissant, un traumatisme crânien avec un hématome extra dural[2], qu’il allait falloir vite opérer et drainer. Voilà la raison pour laquelle le jeune homme était encore inconscient mais aussi pourquoi ses pupilles ne réagissaient pas.
Heureusement le neurochirurgien de garde ce week-end était le professeur Robert. L’un des meilleurs à sa connaissance (comme quoi même les cons savent se montrer très utile parfois…)
Il prit donc son courage à deux mains, s’apprêtant à se faire chambrer dès les premières secondes et appela le neurochirurgien.
A peine avait il raccroché, qu’il fut interpellé par deux gendarmes. Ces derniers lui demandèrent de les suivre pour faire sa déposition.
A suivre…
![]()
[1] L4 correspond à la 4ème vertèbre lombaire. La moelle épinière s’arrête entre L1et L2. Après naissent les racines dites de la « queue de cheval.» Lorsque celles-ci sont atteintes, il en résulte des troubles sphinctériens (urinaire, fécal ou autre) qui apprennent à être gérés grâce à la rééducation.
[2] Il s’agit d’un hématome situé entre la voûte crânienne (l’os) et le feuillet méningé le plus externe (la dure-mère) La masse sanguine va alors « refouler » le cerveau en créant des lésions. Il s’agit d’une urgence car en cas d’engagement cérébral (passage d’un élément vers l’autre côté), il en va de la vie du patient.
Commentaires
demande d'aide
il y a deux semaines que je suis accidenté dans une voiture, mon épaule est déboité, un simple kinétheurapeute m'a soigné, aprés quelques jours je me sens encore mal et je me crains surtout quand je fais même un moindre travail
POURRIEZ-VOUS m'aider?
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=174141&pid=2550227
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :