Essai de plume

Voilà, j'ai quelques histoires qui me trottent dans la tête et je voulais les mettre en ligne quelque part

26 août 2006

Le coup de fil

Titre : RN 1137

Rating : M (oui il y aura un lemon, mais pas pour tout de suite)

Ad : Bien qu’un peu médical sur le début, la suite devrait être moins technique et laisser plus de place à la romance…

 

 

Le Coup De Fil

 

 

Il n’avait pas fait 40km lorsque le téléphone sonna. Il regarda qui l’appelait. Jeanne.

« Aïe, je vais me faire passer un de ces savons, pensa t il. »

Il hésita grandement avant de décrocher.

 

« Allo.

- Oui, c’est moi. Je peux savoir où tu es ? T’as vu l’heure. Je te signale tout de même que tu devrais être arrivé depuis près de 4h !!! »

 

Olivier était embarrassé. Il faillit lui mentir et lui dire qu’il était coincé dans les embouteillages. Argument à peu près plausible pour 1 ou 2 heures de retard. Mais pour 4 heures, c’était plus très crédible…

Il réfléchit rapidement à un mensonge tangible, mais malheureusement, il n’en trouva aucun. Tant pis, il ne regrettait pas son geste de ce matin. Par contre, il ne raterait pas Loïc la prochaine fois. Tous ça, parce que Monsieur puisse se taper l’autre pouffe (oui parce que franchement la nénette elle avait pas inventé le fil à couper le beurre…)

 

« Oui, je sais, répondit il. Je suis sur la route. Si tout se passe bien, je devrais te rejoindre d’ici 2h.

- 2h ??? Mais pourquoi aussi tard ? T’es où là ? Et t’es parti depuis combien de temps au juste ? Hurla t elle.

- Ca doit faire une vingtaine de minute.

- Je te demande pardon ???!!! s’étrangla t elle.

- Oui. Désolé. J’ai du remplacer Loïc au pied levé. Il est malade. Une gastro du feu de Dieu (j’allais tout de même pas lui dire qu’il voulait juste baiser avec une infirmière, elle le digèrerait pas) Et je n’ai pas pu me libérer avant. Un patient a fait un AVC, il a fallu l’emboliser en urgence. De plus, il a failli nous claqué dan les mains. Mais heureusement tout c’est bien terminé.

-Evite moi ton jargon s’il te plait. Et, qu’est ce que tu veux que ça me fasse. Tu ne devais pas travailler ce week-end. En plus, tu savais qu’on avait quelque chose de prévu. Mais de quoi je vais avoir l’air moi. Tu visualises un peu le tableau : je suis le témoin de la mariée et je vais arriver sans cavalier à ses noces. Purée. Mais tu réfléchis un peu avant d’agir. Avec toi, c’est toujours comme ça. Tu es un être égoïste. J’en ai marre de passer après tes patients. Tu n’es encore qu’un interne en radiologie, vociféra t elle.

- Oh excuse moi Mademoiselle de n’être qu’un pauvre carabin. Mais bizarrement, ça te gène moins de me présenter comme tel que si j’étais mécanicien. C’est plus prestigieux… Et puis, c’est vrai que je suis égotiste que je préfère sauver la vie d’un quidam plutôt que d’accompagner ma copine au mariage de sa pouffe d’amie, un mariage tellement bien, avec plein de gens que j’aime, des idéologies à lesquelles j’adhère et un monde que j’adore…

- Ne commence pas, s’il te plait. Ce n’est pas parce que tu n’appartiens pas au même monde que nous et que tes idées sont différentes d’eux que tu te feras forcément suer !!! Je suis sûre que si tu laisse sa chance ç Julie, tu te rendras compte de la chic fille que c’est, plaida t elle.

- Oui, c’est certain… Je rêve de l’avoir dans mon cercle d’ami : une bourgeoise, royaliste, raciste (voire limite xénophobe), homophobe, antisémite et qui cerise sur le gâteau est une pro sarkosiste. Y a pas à dire, on a toutes les chances de s’entendre !!! »

 

La dispute se prolongea pendant encore une bonne dizaine de minute. Olivier fulminait. Les dires de son amie le taraudaient. Comment pouvait elle prononcer de telles paroles ? Cela lui paraissait inconcevable. C’était la première fois, en 4 ans qu’il l’entendait parler comme ça.

Tout à ses réflexions, il ne se rendit plus compte de la vitesse à laquelle il roulait. Ni de la route qui défilait derrière. Et c’est à la dernière seconde qu’il discerna le scooter devant lui. Il décida de doubler, mais trop absorbé par la dispute qui se déroulait dans l’enceinte du véhicule, il ne vit pas la voiture rouge qui arrivait en face.

 

Au volant de

la Clio

rouge, se trouvait Sébastien Hurveau. Voyant l’autre automobiliste arriver sur lui, il pila en criant « Putain ! Merde ! Pas ça… » Mais trop tard. Le choc allait avoir lieu. Et sans vraiment réfléchir, il envoya un coup de volant vers la droite, pensant atterrir dans le fossé. Sauf qu’il n’avait pas eu le temps de voir l’arbre qui se trouvait sur la trajectoire. Il hurla. Le choc fut violent. Et puis ce fut le trou noir.

 

 

A suivre…

 

---

 

Posté par mhsacre à 15:16 - RN 1137 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Eh, c'est pas gai, ta fic !! Tu veux me faire pleurer, ou quoi ???

Posté par Na !, 02 septembre 2006 à 01:29

Waaa, je sens que je vais aimé ( en plus, ça jette sur Sarko et les momophobe, mais c'est fait pr moi !! hihi ;)

Posté par tomtom, 08 avril 2008 à 23:11

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